Éducation
Liste des films en juin
Mois national de l'histoire autochtone
Juin est le Mois national de l’histoire autochtone et c’est le moment idéal afin de réfléchir à l’histoire, au patrimoine, aux diverses cultures et aux accomplissements exceptionnels des Premières Nations, des Inuits et des Métis. Que vous les regardiez à l’occasion de la Journée nationale des peuples autochtones, le 21 juin, ou à tout moment durant le mois, ces films ne manqueront pas de susciter des discussions dans votre classe.
Angry Inuk (Inuk en colère)
(85 Min)Nous connaissons tous l’horrible « brutalité » de la chasse aux phoques en Arctique — n’est-ce pas? Mais qu’en est-il réellement? Ce film raconte l’histoire de familles qui doivent se nourrir, l’histoire d’une pratique de chasse ancestrale, l’histoire d’une tradition au cœur de l’économie et de la sécurité alimentaire des communautés inuites de l’Arctique canadien. Angry Inuk raconte une histoire vieille de plus de 4 000 ans. La chasse aux phoques n’a rien d’amusant, mais l’humour conjugué à la technologie peut grandement contribuer à démystifier certains faits.
Abordant avec ironie la désinformation et les appels agressifs aux sentiments, la cinéaste inuite Alethea Arnaquq-Baril se dote, ainsi que sa communauté, des pouvoirs des médias sociaux — mots-clics et égoportraits inclus — pour faire d’un sujet controversé un enjeu culturel. Ce documentaire a remporté le prix du public à Hot Docs en 2016.
Atanarjuat: The Fast Runner (Atanarjuat, la légende de l’homme rapide)
(172 Min)Basé sur une vieille légende inuite, Atanarjuat, la légende de l’homme rapide est une histoire épique d’amour, de trahison, et de vengeance. La belle Atuat (Ivalu) est promise au caractériel Oki (Arnatsiaq), le fils du chef de la tribu. Cependant, Atuat aime le gentil Atanarjuat (Ungalaaq), qu’on appelle l’homme rapide et qui est un excellent chasseur. Lorsque Atanarjuat est contraint d’affronter le jaloux Oki pour obtenir la main d’Atuat, il s’ensuit une série d’événements tragiques qui n’affecteront pas seulement son destin, mais aussi celui de son peuple.
Atanarjuat, la légende de l'homme rapide a remporté 20 prix, dont huit Génie et la Caméra d’or au Festival de Cannes en 2001.
Beans
(92 Min)Beans se déroule au plus fort de la résistance Mohawk de 1990 à Kanehsatà:ke (également connue sous le nom de crise d’Oka), une confrontation de 78 jours entre des manifestants Autochtones, la police du Québec, la GRC et l’armée canadienne, pour lutter contre le projet d’expansion d’un développement sur des terres non cédées.
Ces événements forcent Tekehentahkhwa (surnommée « Beans », jouée par Kiawentiio), âgée de 12 ans, à devenir adulte avant l’heure, et forçant son innocence à virer à la en colère face au traitement réservé à son peuple. S’inspirant de sa propre expérience d’enfant, la réalisatrice Tracey Deer propose une chronique poignante et captivante de ces événements réels qui ont secoué la nation, ainsi qu’un regard nécessaire sur l’impact de ces événements traumatisants sur les jeunes de la communauté.
La première de Beans a eu lieu au Festival international du film de Toronto en 2020 et a remporté le Canadian Screen Award du meilleur film.
Note sur le contenu: Ce film comporte des propos grossiers, de la violence et des éléments dont le thème peut ne pas convenir à tous les publics.
The Grizzlies (Les Grizzlies)
(106 Min)The Grizzlies est un film puissant, inspiré d’une histoire vraie et impressionnante, qui illustre la détermination et la résilience d’un groupe de jeunes Inuits.
Suite à son déménagement, Russ Sheppard (Schnetzer) est vraiment bouleversé lorsqu’il réalise tous les défis auxquels font face les jeunes de sa nouvelle communauté, un village au Nunavut où le taux de suicides est très élevé , dû aux séquelles de la colonization. Russ initie un programme de lacrosse dans son école qui permet aux jeunes de découvrir un moyen d’exprimer leurs émotions, en plus de leur offrir un sentiment de fierté et de collectivité.
Ce film a remporté quatre prix dans diverses festivals de films internationaux et était en nomination pour deux Prix écrans canadiens pour le jeu de Paul Nutarariaq et Anna Lambe.
* Veuillez noter que ce film a été produit par des personnes Autochtones, mais qu’il n’a pas été réalisé par une personne Autochtone. imagineNATIVE définit un film Autochtone comme étant un film réalisé ou co-réalisé par une personne Autochtone.
Kanehsatake: 270 Years of Resistance (Kanehsatake, 270 ans de résistance)
(119 Min)La crise d’Oka de juillet 1990 a été un moment décisif dans l’histoire canadienne contemporaine, et a marqué un tournant dans les affaires autochtones. Cet été-là, alors que la petite communauté du Québec fut propulsée au premier plan de la scène internationale, la grande cinéaste Alanis Obomsawin a passé 78 jours angoissants à tourner des images du conflit armé opposant les Mohawks de Kanehsatake à la Sûreté du Québec, et à l’Armée canadienne.
Ce documentaire percutant nous entraîne au cœur de l’action, dressant un portrait sensible et profondément touchant des gens derrière les barricades.
Gagnant du prix du Meilleur long métrage canadien du Festival international du film de Toronto.
Run Woman Run
(100 Min)Lorsque son père lui demande de déménager, qu’un problème de santé la surprend et qu’elle vit la possibilité d’une romance florissante, Beck (Hebert) voit sa vie bouleversée. Alors qu’elle est obligée de reconsidérer ses choix de vie, elle décide de courir un marathon pour se prouver à elle-même et à sa communauté qu’elle est capable de se remettre sur les rails.
Guidée par le fantôme de son ancêtre, le légendaire coureur de fond Tom Longboat, elle entreprend un voyage à la fois émouvant et inspirant.
Mois de la Fierté
Le mois de juin est également le Mois de la Fierté qui célèbre la fierté de la communauté LGBTQIA+ dans tout le pays. Ce fut en juin 1969 à New York, que les émeutes de Stonewall sont survenues, marquant une étape importante dans la lutte pour les droits des homosexuels. Nous vous recommandons les films suivants pour des histoires canadiennes d’amour et d’acceptation:
Backspot
(93 Min)Riley (Jacobs) et sa petite amie Amanda (Rutendo) consacrent toute leur vie à leur passion pour le cheerleading. Ayant la chance de participer à une compétition avec une équipe d’élite, Riley se dévoue dangereusement pour impressionner son idole, l’entraîneuse célèbre Eileen (Wood). Alors que la tension monte pour elle et pour l’équipe, l’obsession de Riley risque de tout lui faire perdre, menant à une finale exaltante qui ne manquera pas de vous faire vibrer.
Avec une distribution de haut niveau, ce drame intense sur le cheerleading est différent de tous les autres qui l’ont précédé.
« Jacobs et Waterson sont en parfaite harmonie, tout comme l’équipe de cheerleading du film. » – Marya E. Gates, RogerEbert.com
C.R.A.Z.Y.
(127 Min)Succès monstre au box-office et récipiendaire de pas moins de 11 prix Génie, C.R.A.Z.Y. est un drame à la fois drôle, touchant et bouleversant sur le passage à l’âge adulte. Dès sa naissance le 25 décembre 1960, il est clair que Zac Beaulieu (Grondin) est différent de ses 4 frères. Il tente désespérément d’être aimé et accepté par ses parents, mais tout particulièrement par son père, Gervais (Côté).
Le film suit Zac alors que la vie l’entraîne dans un périple tumultueux, à la recherche de son identité sexuelle. Soutenu par une trame sonore puissante, C.R.A.Z.Y. cumule les moments de pure magie cinématographique. C’est à la fois un film grand public et un film d’auteur poignant.
Funny Boy
(109 Min)Une histoire déchirante d’amour et de souffrance suit Arjie (Nand dans le rôle d’enfant, Ingram dans le rôle d’adulte), un enfant Tamoul au Sri Lanka que sa famille désigne comme « drôle de gamin » parce qu’il ne se comporte pas comme les autres garçons. Il est inspiré par son cousin canadien à l’esprit libre d’explorer son identité et agit sur les sentiments qu’il tient pour certains garçons de sa classe. Devenu adulte, la guerre civile éclate au Sri Lanka et entraîne des tragédies et des bouleversements, et menace sa vie, celle de sa famille et de son premier véritable amour.
Inspiré du roman de Shyam Selvadurai, Funny Boy a reçu neuf nominations aux prix écrans canadiens et a remporté les prix pour la Meilleure musique originale, Meilleure adaptation et Meilleure réalisation.
« Un film séduisant, rempli d’une lumière douce d’été tout au long du film grâce à la caméra de Douglas Koch. » – Guy Lodge, Variety
Jeune Juliette
(97 Min)Pour bien des gens, l’adolescence est une période difficile. Prenez Juliette (Jamieson) : en plus de se sentir incomprise par son entourage et sa propre famille, elle doit supporter la nouvelle petite amie bohème de son père, éprouve un premier béguin pour l’ami de son frère aîné, et est de plus en plus consciente du regard des autres sur son poids. Heureusement, elle peut compter sur sa meilleure amie (Désilets) et sur le petit garçon précoce (Beaudet) qu’elle garde de temps en temps pour l’aider à passer à travers cet éprouvant passage à l’âge adulte.
Débordant d’humour et de sincérité, ce quatrième film de la réalisatrice et scénariste Anne Émond saisit à merveille comme il peut être ardu et douloureux de grandir, de lâcher prise et d’apprendre à s’aimer, sans se soucier de l’opinion des autres.
No Ordinary Man (Un vrai gentleman)
(84 Min)Le musicien de jazz Billy Tipton est devenu un icone de la culture trans après sa mort et continuer encore aujourd’hui à influencer les artistes trans. Le film à une structure unique de documentaire et utilise des séquences d’auditions pour un film biographique sur la vie de Tipton comme point de départ. De là, il incite un groupe d’artistes trans contemporains d’explorer ce que le musicien représente pour eux et aussi partager leurs propres histoires et expériences.
Incluant aussi des entrevues avec la famille de Tipton, l’hommage de Aisling Chin-Yee et de Chase Joyn à un artiste incompris leur a mérité une place sur la liste des 10 meilleurs films canadien de 2020.
"En approchant l’histoire de Tipton avec le style de jazz improvisée, Un vrai gentleman est une reprise d’une progression classique qui mène à quelque chose de transcendant." – Jude Dry, Indiewire
Mambo Italiano
(99 Min)Joyeuse comédie se déroulant dans une version haute en couleur de la Petite Italie de Montréal, Mambo Italiano raconte l’histoire d’Angelo Barbarini (Kirby), un fils d’immigrants italiens qui a été taquiné toute sa vie parce qu’il est « différent ».
À bientôt 30 ans, Angelo stupéfie ses parents — et toute la communauté — en défiant effrontément la tradition : il déménage pour vivre sa propre vie bien qu’il ne soit pas marié! Enfin libre, il tombe amoureux de Nino — son ami d’enfance qu’il avait perdu de vue depuis longtemps — et les deux emménagent ensemble. Ils tentent de garder le secret sur leur orientation sexuelle tandis que leurs familles s’inquiètent, commencent à avoir des soupçons et font des plans pour leur faire rencontrer de jolies Italiennes. Ce n’est pas facile d’être à la fois Italien et homosexuel, et lorsque la pression de sa double vie devient trop forte pour Angelo, ses réactions déclenchent une série de révélations surprenantes, de revirements comiques et de dénouements inattendus absolument hilarants.
La fête des Pères
La fête des Pères est l’occasion de réfléchir aux nombreuses façons dont les pères, les figures paternelles et les familles façonnent nos vies et nos communautés. Ces films canadiens explorent les liens, la bienveillance, l’identité et les relations intergénérationnelles, offrant des récits riches de sens qui peuvent susciter des discussions enrichissantes en classe.
De père en flic
(107 Min)Jacques (Côté) et son fils Marc (Houde) sont deux policiers qui ne s’entendent pas vraiment, mais lorsqu’un collègue est kidnappé par une bande de motards, ils sont forcés de travailler ensemble pour sauver sa vie.
Le duo infiltre un camp de plein air pour pères et fils, afin de se rapprocher de Charles Bérubé (Girard), l’avocat des motards. Tandis que Jacques et Marc tentent de savoir où se trouve leur collègue disparu, les activités du camp visant à développer les liens affectifs père-fils ont un impact émotionnel et humoristique sur leur propre relation. De père en flic est le film en français le plus lucratif de l’histoire du Canada.
« Une comédie à ne pas manquer, avec un duo dysfonctionnel formé d’un père et d’un fils tous deux policiers qui sont obligés d’infiltrer un camp de ressourcement père-fils… un genre hybride franchement amusant. » — Michael Rechtshaffen, Hollywood Reporter
Mon Cirque à Moi
(105 Min)Alors que certains enfants sont tentés de s’enfuir pour rejoindre le cirque, Laura (Jasmine Lemée) a grandi dans un cirque itinérant et est désespérée de mener une vie normale. Son père (Patrick Huard), clown de profession, ne comprend pas son besoin d’une vie conventionnelle, convaincu qu’on apprend bien davantage sur la route. À mesure que leurs différences s'accentuent, il doit accepter le fait que sa fille adolescente ne souhaite peut-être pas suivre ses traces et qu'il devra la laisser tracer son propre chemin.
Paul à Québec
(98 Min)Paul est un dessinateur de bandes dessinées qui vit avec sa conjointe et leur petite fille. Sa belle-famille est un grand clan joyeux dont le patriarche est très aimé de tous, mais dont la santé se détériore. Inspirée de la bande-dessinée du même nom, Paul à Québec est l’histoire touchante d’une famille faisant face aux difficultés de la vie avec courage, tendresse et beaucoup d’amour.
Peace By Chocolate (Peace by chocolate, du chocolat pour la paix)
(96 Min)Tareq (Abou Ammar), un réfugié syrien d’Antigonish, en Nouvelle-Écosse, est déchiré entre son rêve de devenir médecin et l'héritage chocolatier de sa famille. Lorsque sa famille le rejoint au Canada, la nouvelle chocolaterie de son père devient un succès inattendu, entraînant de nouveaux défis imprévus. Tareq doit faire un choix entre soutenir la famille qui a besoin de lui ou poursuivre la vie au Canada qu’il a toujours imaginée.
Inspiré de la véritable histoire de création de la chocolaterie artisanale du même nom, Peace By Chocolate est une histoire inspirante et typiquement canadienne.
«Peace By Chocolate est un véritable plaisir pour la foule, en plus d’être une histoire vraie. » -Chris Knight, The National Post
To Kill a Tiger (Tuer un tigre)
(128 Min)Malgré l’énorme pression sociale qui l’incite à faire marche arrière, Ranjit cherche à obtenir la condamnation des agresseurs qui ont violé sa fille de 13 ans. À travers l’histoire intime et percutante des efforts déployés par cette famille pour obtenir justice, le film met en lumière la violence sexiste dans un pays où les viols sont fréquemment signalés et les coupables rarement condamnés.
To Kill a Tiger a été nommé pour l’Oscar du meilleur documentaire et a reçu le prix du meilleur film canadien du Festival international du film de Toronto en 2022.
« Le film de Pahuja ne recule devant rien dans sa détermination à lutter contre la mentalité de longue date qui a aggravé les cruautés auxquelles sont confrontées d’innombrable femmes se trouvant dans la même situation malheureuse que Kiran. » – Peter Sobczynski, RogerEbert.com